mercredi 8 août 2007

De Cusco

Bonjour à tous !

Nous avons quitté, non sans difficultés, nos familles d'accueil samedi matin à 5h (heure du Pérou). C'est avec beaucoup d'émotions que tous ont échangé les derniers adieux. Voilà... le ''stage'' en tant que tel est donc terminé.

Nous sommes donc en semaine de fin de stage et bientôt nous regagnerons nos foyers respectifs (sauf Caro, qui reste un peu plus longtemps et qui rentre vers le 21 août, si ma mémoire est exacte).

Nous avons donc atteri à Lima le samedi, et le dimanche matin nous avons pris un autre avion pour atterir à Cusco.
La ville de Cusco ( environ 300 000 habitants) est très belle, avec de gigantesques cathédrales construites sur des fondations d'anciens bâtiments Incas . C'est d'une ville d'une grande importance puisque c'était la vrai capitale de l'empire inca. D'ailleurs, Cusco vient du quechua ''qusqu'' qui signifie le nombril du monde.

Hier, moi, Jean-Gab, Alice et Steph avons visité le Macchu Picchu, une des 7 nouvelles merveilles du monde. Ça coûte très cher y aller, on estime à 150 $ US le coût nécessaire pour s'y rendre (train jusqu'à Aguas Calientes (environ 100 US) , et de là, on peut aller sur le site soit en bus soit à pied. Accès 40 US...c'est le prix à payer pour voir cette merveille... C'est la loi de l'offre et de la demande. Il est presque nécessaire d'y aller à l'ouverture du site (6h AM). Il y a vraiment moins de touristes et on voit le soleil se lever sur le site, qui est vraiment magnifique. Le plus impressionnant est vraiment l'emplacement du site, qui est vraiment isolé et entouré de gigantesques montagnes vertes. Le climat y est plutôt humide, infiniment plus qu'à Ayacucho ou à Cusco. Le site est situé à environ 2400m d'altitude et la végétation ressemble davantage à la selva amazonienne qu'au désert auquel nous sommes habitués.

On a vu plein de lamas sur le site le matin. Ils ne nous ont pas craché au visage, comme ils avaient fait à Tintin. J'en ai vu un éternuer, c'est tout.

Ah oui, chose incroyable, on a rencontré Yannick (du groupe de Bolivie, ils ont fini leur stage le 28) et son ami. Au moment d'écrire ces lignes, ils sont probablement au Macchu Picchu. Un vrai hasard. Ils vont probablement nous rejoindre ce soir. Il a maintenant toute une barbe ce Yannick.

Quant à Karin et Caro, ils font aujourd'hui une balade dans la Vallée Sacrée découvrir plusieurs site archéologiques. Ce soir, nous avons notre dernier souper vraiment ensemble, puisque nous retournons à Lima demain. Caro quant à elle, part en trek pendant 3 jours, faire le tour d'un glacier.

À tous, et au nom de tous les stagiaires, un gros merci pour votre appui moral (et financier pour certains) pendant cet été. Je laisse le soin à Caro de continuer d'écrire sa fin de voyage sur le blogue... Je vous laisse avec quelques photos supplémentaire de notre départ de la Picota... (vous remarquerez la murale en arrière plan sur quelques photos)

Dernières accolades entre Karin, la ''chef'', et les membres de la junta directiva

Inauguration de la salle d'artisanat, que le CRÉDIL a financé

La communauté en attente de se faire servir une salade de fruits que nous avions cuisiné

Je pose ici avec les deux boissons officielles du Pérou

Karin qui pose avec sa grand-mère

lundi 30 juillet 2007

Une semaine à la Picota...

Bonjour à tous !

Je ne dispose que de très peu de temps, alors voici en vrac, ce qui s'est passé avec nous lors de la dernière semaine...

-C'est vendredi passé, vers 11h30 AM, que moi, Karin, Steph, la ''cousine'' à Steph, Junior (mon ''frère''), Alvaro et Luis (les ''frères'' à Steph) avons terminé la murale. Elle paraît très bien de loin. De près aussi. Photos du résultat plus tard.

-Nous avons fait une petite fête-souper avec nos amis d'Hatun Sacha, qui fut relativement plus arrosée que le tableau général de l'été jusqu'à maintenant. Nous avons joué de la guitarre et bu du Pisco Sour. Cette soirée c'est soldée par une sortie de moi, Steph, Jean-Gab et nos amis de l'organisme dans une discothèque. Comment c'était la discothèque ? Euh, plus gros qu'à Rivière-du-Loup. Mais plus petit que le Paladium de Québec m'a dit J-Gab. Or, voilà. C'était bien le fun, on a dansé comme des diables en feu. Nous avons dormi dans la grande maison de Térésa, de Hatun, afin de ne pas déranger nos familles qui se couchent très tôt.

-Lors de cette fête-souper évoquée précédemment, Monsieur Maximo, de Hatun Sacha, nous a remis un lexique Espagnol-Quechua. Un très beau souvenir très apprécié.

-Hier (dimanche), Caro, Steph et Jean-Gab sont allés voir une corrida de taureaux à Huascahura, un pueblo situé près d'Ayacucho.

-J'ai joué au volley dimanche après la réunion du club de mères. Ma famille et moi avons gagné une caisse de boissons gazeuses.

-Alice est allée au cirque avec sa famille.

-Moi et Caro avons bien hâte de terminer le tournage du documentaire. Nous avons réalisé une importante entrevue (le vice-président de la province de Huamanga) la semaine dernière. Il nous reste une entrevue ( le maire, si possible) et des plans de la ville à prendre. On se ''clenche'' ça demain.

-On passe vraiment nos derniers moments avec nos familles. Pour tous, ce sera bien difficile de les quitter... On va bien s'ennuyer de leurs retards, de leurs superstitions, de leur manque absolu de clarté, de leur amabilité, de leur générosité et de leur façon qu'ils ont de nous faire sentir chez soi chez eux.
-Le prochain blogue sera... je n'ai aucune idée quand. De Cusco ou de Lima. A ver...

lundi 23 juillet 2007

Des sorties !

Bonjour à tous ! Il paraît qu'il pleut au Québec, à la tonne. Nous, c'est toujours aussi sec et poussièreux à la Picota, même s'il a plut quelques fois durant le mois de juillet (ooh, deux ou trois fois). Il ne nous reste que 12 jours à la Picota, en comptant aujourd'hui. C'est bien peu pour faire tout ce qui nous reste à faire... c'est à dire finir la murale, réaliser les dernières entrevues pour le documentaire, prendre les dernières images, préparer des chansons pour notre fête de départ... Ce sont aussi les 12 derniers jours avec nos familles, avec lesquelles nous avons partagé de bien beaux moments.

Cette dernière fin de semaine fut très riche en activités et en sorties. Samedi, nous avons fait une marche avec Hatun Sacha à une colline nommée Hatun Condoray (vous vous dites qu'est-ce qu'ils ont, ces Péruviens, avec le mot ''Hatun'' ? Ça veut dire grand. ''Sacha'' veut dire arbre et ''condoray'' euh... ça veut dire condor). C'est dans la puna, à plus de 4100 m d'altitude, que nous avons cheminé. Nous avons découvert des ruines datant des peuples Chanca, culture pré-incaïque. Nous avons dîné à Socos, un petit Pueblo d'où notre guide est originaire, lieu bucolique idéal pour déguster un succulent caldo de gallina (bouillon de poulet).

Dimanche était le jour de sortie avec les familles à Niño Bamba. Nous avons accompli environ 2 heures de route pas très droite dans un bus plein à craquer pour s'arrêter dans un petit Pueblo nommé Tunsalla. De là, les mamas ont cuisiné des truites fraîches achetées en chemin. Nous avons également joué au soccer, Jean-Gab, Caro et moi. Mais pas très longtemps, parce qu'à 3500m d'altitude, on est davantage portés à se reposer. Caro avait acheté une piñata pour l'anniversaire à son petit frère. Les enfants ont pu ainsi dépenser leur énergie en se battant pour les bonbons qui s'échappaient du Superman en carton.

Après un après-midi passé à manger, à jouer et à prendre des photos, nous sommes allé à Niño Bamba sur le chemin du retour pour se baigner dans un source thermale. Mon premier bain depuis j'ai oublié quand. C'est complètement crevés que nous somme revenus hier. Personne a dormi, parce que tout le monde était trop tassé et aussi parce que le chauffeur a pris un détour dans la gravelle pour ne pas payer un péage de 24 soles (8 $ CAN env).

Dates importantes pour le restant de notre stage à la Picota :

27-28-29 juillet --Fête nationale du Pérou
3 août------------Fête de départ à la Picota
4 août------------Départ pour Lima très tôt le matin, vol pour Cusco plus tard dans la journée

lundi 16 juillet 2007

Chroniques de la Picota

(montage photo de gauche: souper pollo al brasa avec Hatun Sacha. Le péruvien que vous ne connaissez pas s'appelle Orlando. Non, il n'est pas toujours ainsi)

Bonjour à tous !
Depuis notre retour de Pisco, il a plu plus que la normale à Ayacucho (c'est a peu près tout ce que j'ai à dire à propos de la température).

Dans un autre ordre d'idées, j'ai remarqué hier, lors d'une panne généralisée du grand Ayacucho, que la Picota n'est nullement dépendante de l'éléctricité. Tout se déroule normalement. Comme il n'y a que l'éclairage et la télé (pour les foyers qui en disposent) qui fonctionnent à l'électricité, une perte de service ne se remarque que le soir venu. Au Québec, surtout l'hiver, manquer de courant c'est beaucoup plus dramatique.


Concernant le projet, nous devons souvent nous buter à un certain laxisme de la part de nos bons Péruviens. Les réunions commencent une heure en retard et n'aboutissent pas vraiment. Cela rend difficile l'application de nos plans d'action, spécialement en ce qui a trait à l'implantation de poubelles dans la Picota. La charla (discussion) de dimanche est reportée à mercredi, faute de public pour assister aux recommandations. Patience. On a des montres, ils ont le temps...
Le documentaire avance bien et nous travaillons sur 3 entrevues filmées aujourd'hui.

Paysage de l'autre côté de la montagne

Une vecina (voisine, c'est comme ca qu'ils s'appellent entre eux) qui file de la laine de mouton

Réunion d'un club de mères tous les samedi... moment idéal pour tricoter, parler et jouer au volley

Tricoter, exutoire préféré (quasi-obsessionnel) des filles pour calmer leurs frustrations

lundi 9 juillet 2007

Mi-stage


Déjà arrivés à la mi-stage...Nous avons quitté Ayacucho vers 9 heures du soir jeudi passé pour prendre un bus de nuit vers Pisco sur la Côte Sud du Pérou. C'est vers 6 heures du matin que nous sommes arrivés à l'hôtel. Nous avons pu prendre une douche chaude bien méritée et surtout prendre le temps de relaxer lors de cette première journée à Pisco. Le lendemain matin, nous partions vers la réserve nationale de Paracas.

Malgré que cette réserve soit située près de la mer, il y règne un climat désertique. Par ailleurs, c'est un peu plus au sud que se situe le lieu le plus arride du monde, le désert d'Atacama au Chili. Notre visite des lieux commença par une tournée des Iles Ballestas, surnommées à tort comme les Galapagos du pauvre. Nous avons pu y observer de nombreuses espèces d'oiseaux, dont des pingouins, des phoques et des lions de mer. Il est étonnant de voir autant d'espèces concentrés sur des îles de roches et de sable. Ces îles furent jadis un important lieu de commerce du guano (ce sont des fientes d'oiseau, utilisées comme engrais).

Cette balade en bateau nous a permis de constater que tous n'avaient pas le pied marin (on prescrit alors le Gravol). Cette journée s'est poursuivie par l'observation de flamands roses, même si c'était pas la saison (les cinq qu'on a vu avaient du manquer l'autobus migratoire). Nous avons pu terminer notre aventure par un magnifique pic-nic sur la plage.

Lors de notre périple à Pisco, nous étions plongés dans un univers beaucoup plus touristique qu'à Ayacucho. Par ailleurs, parmis tout ces touristes, nous avons fait la connaissance d'un italien peu sympathique. Ce nombril du monde exigeait que Caro lui laisse la place, sous prétexte ''qu'il était là avant''. Malgré cela, cette expédition fut vraiment super, chapeau !

Hormis l'énergie dépensée, nous avons trouvé le voyage bien relaxant. Nous avons pu goûter à un excellent ceviche (poisson frais macéré dans du jus de citron) arrosé d'Inka Cola. Ce fut pour nous l'occasion de goûter au Pisco Sour, cocktail fameux ici. Néanmoins, c'est avec plaisir que nous retrouvrions ce matin la gentillesse et l'hospitalité des Ayacuchanos...Photos supplémentaires


mardi 3 juillet 2007

Chroniques de la Picota

Bonjour à tous !
Mardi et mercredi, comme mentionné plus tôt, tout est paralysé à Ayacucho. Les rues sont bloquées avec des pierres et de la terre. Ce matin, , il n'y avait pas de brume polluée sur la ville...
Concernant notre travail à la Picota, moi et Steph on fait des cours d'anglais aux jeunes ( sans préparation, car à vrai dire, toute préparation serait inutile). On leur apprend des mots-clés, les parties du corps. Un seul atelier et c'est déjà le temps de passer à autre chose...
Steph et Marie-Jo ont commencé à travailler sur une murale à l'intérieur du Comedor. Du très beau boulot. Elles vont d'ailleurs continuer le travail avec la peinture en revenant de la mi-stage avec les jeunes. Alice et Jean-Gab sont en charge d'un projet d'implantation de poubelles à la Picota en collaboration avec Hatun Sacha. Caro va traduire un document à propos des jardins biologiques pour Hatun Sacha... À travers tout ça, le documentaire se poursuit...
Voici quelques superstitions des gens d'ici.
-J'ai eu un coup de chaleur à Watatas, mais c'était à cause que l'air ''y est mauvais''
-Du lait dans l'oreille, c'est bon pour les maux (d'oreille)
-Le miel, c'est bon si l'on veut avoir beaucoup d'enfants (Karin devrait d'ailleurs en avoir pas mal)
-L'eau froide, ça donne la grippe
-Mettre du rouge, ça protège de l'altitude
Nous vous tiendrons au courant des autres superstitions, car on en apprend à tous les jours...

lundi 2 juillet 2007

Jeu de la semaine










Qui a l'air le plus gringo, ou si vous préférez, le moins Péruvien ?
Nous partons pour la côte Ouest jeudi à Pisco... nous donnerons davantage d'information plus tard alors que nous disposerons de plus de temps...

mardi 26 juin 2007

Chroniques de la Picota

La fin de semaine passé a été en effet très riche en festivités (même si on sait pas vraiment pourquoi...). Il y avait une fête en haut du mont La Picota. C'est à se demander comment les gens ont fait pour redescendre de là-bas, du moins pour les plus fêtards. Mystère. Comme avec les Incas. Un vrai peuple de mystère, comme qu'on dit.
On s'est fait invité à danser à outrance, puisque notre apparence de gringo nous trahi toujours. Ah oui, je me suis fait passer pour le conjoint de Caro, pour qu'un homme cesse nous dire qu'il était notre ami (remarque au vrai conjoint de Caro; on s'aime pas pour vrai). Nous avons cuisiné des crêpes pour la St-Jean, on a chanté et dansé. On a même fait un feu et on s'est couché très tard (11h !).

Concernant le défilé, nous n'y avons pas participé, puisqu'il s'agissait plus d'une parade à teneur politique encensant les politique sociales du gouvernement en place (notre contrat de stagiaire exclut, avec légitimité je crois, une participation à de telles manifestations). Concernant les activités prévues avec Hatun Sacha dans les écoles, il y a une grève depuis une semaine. On attend...et on se mobilise donc davantage dans la communauté dans la réalisation du documentaire. D'ailleurs je pense qu'il y a deux grèves, une par les étudiants universitaires qui demandent de meilleurs enseignants, et une de la part des enseignants qui demandent de meilleurs conditions de travail. Je dis ça sous toute réserve et du mieux que je l'ai compris. D'ailleurs il y a eu une émeute musclée à Huancayo plus au Nord par des étudiants. Mais faites-vous en pas, on est bien à l'abri à La Picota.
Faits divers
-Nous avons goûté au Pisco, l'alcool national du Pérou ( je dis ''goûté'').

-Il y a la Copa América de fútbol, au Vénézuela, les Péruviens suivent ça de très près.

-Il a plut pour la première fois depuis qu'on est là, ça m'a plu.

-Comme il y a la grève, la présence de tous les enfants toute la journée à la maison rend la vie assez intense
-Bill Gates était à Cuzco pour la fête du Soleil (Inti Raymi) la fin de semaine du 24.

samedi 23 juin 2007

Fiesta fiesta!

Nous sommes à la Picota depuis près de 2 semaines maintenant, et nous sommes tous pas mal bien adaptés à la vie de famille péruvienne maintenant. Caroline fait de l alphabétisation avec les femmes Quetchua 3 soirs par semaine, P-0 fait de la traduction de manuels de tests de qualité de l eau, Steph et Marie-Jo font une muraille, Alice fait de la traduction de poèmes, Jean-Gab fait beaucoup de sport, tandis que Karin se démène avec les reçus et l argent à donner à la communauté.

Hier soir il y avait une grande fète en haut de la montagne, avec un feu en plein air, des feux d artifices, de la musique et de la danse. Les motifs de cette fète sont un peu nébuleux, on ne sait pas trop si c est pour le Dieu Soleil, le solstice ou bien un mariage, ou bien les trois. Mais bref, il y aura des célébrations toute la fin de semaine, en plus de notre St-Jean que nous allons fèter avec eux. Nous allons cuisiner des crèpes et chanter/jouer de la musique Québécoise...et on va aussi faire une danse traditionnelle. De plus, dimanche matin, nous participons aussi à un défilé en ville, car ce sera le "dia del campesino", le jour des gens de la campagne. Nous serons tous costumés en vètements traditionnels et nous défilerons avec les femmes de l alphabétisation.

Le documentaire est aussi bien enclenché, nous tournons régulièrement. Lundi nous réalisons notre première entrevue. D autres activités s en viennent aussi...aussitòt que la grève des enseignants est terminés, nous feront des cours de sensibilisation à l environnement dans des écoles primaires (ça fait une semaine que la grève dure....et personne ne sait quand ça va se terminer. Apparement il y aura une grosse manif mercredi et l armée sera là. Pas de panique, nous ne sommes pas en ville!). Dimanche prochain, nous irons aussi pècher de la truite, et au début juillet, pour la mi-stage, nous irons aux iles Ballestas! On a très hàte d aller à la mer!!!

Nous mettrons des photos après cette fin de semaine très intensive en activités!!! Portez-vous bien!!

mardi 19 juin 2007

Chronique de la Picota

Ce matin, on était 20 chez moi; les 8 enfants (de 10 à 25 ans), les deux parents, une tante, 3 gendres et les petits enfants (et moi)... La vie de famille connaît une autre dimension ici. Les gens ont des enfants très tôt (souvent vers 18 ans) et en plus grand nombre que par chez nous. La population est tout sauf vieillissante.

Tous s'acclimattent à la vie à La Picota, nous avons même participé à une première fête communautaire (la fête des père prend vraiment une toute autre dimension ici aussi). Si la vie quotidienne des Péruviens est généralement sobre et rangée, on ne peut en dire autant des jours de festivités, où leur joie de vivre se manifeste parfois par certains excès (des excès certains).

Concernant le projet, nous avons assistés à deux activités dans des écoles, plus comme spectateurs, avec le groupe écologique Hatun Sacha. Nous rencontrons l'organisme ce soir, afin de clarifier certains points et de se préparer à interagir avec les étudiants. Nous avons également dressé un portrait général en vue de la réalisation du documentaire sur l'état de l'environnement à Ayacucho et ses environs.
Voici quelques observations supplémentaires, en vrac:

-Le Péruvien moyen est bien meilleur au volley-ball que le Canadien moyen

-Les repas se divise en trois parties: le déjeuner, assez léger, le dîner, très costaud (avec comme entrée, une soupe repas), et le souper, plus léger (souvent la soupe repas du midi).

-les fruits sont frais et la truite fraîchement arrivée le samedi de Lima est aussi excellente

-La feuille de coca, c'est pas une drogue.

-Mes bottes de marche sont un bon investissement, car pour se déplacer à la Picota de haut en bas, il est préférable de ne pas rêvasser. Il est d'ailleurs possible de se rendre à la ville très rapidement en se laissant tomber jusqu'en pas de la côte.
-Les chiens se livrent une guerre sans merci la nuit à La Picota.

Visite du collège Senati, un leader à Ayacucho en environnement
Les filles en plein travail
Karin, qui n'en finit plus de se faire des amis
Danse lors de la fête des pères
P-O et (quelques-uns de) ses p'tits frères

vendredi 15 juin 2007

Photos

Salut tout le monde!
Comment allez-vous? Nous on va bien, meme si certains ont leur estomac en choc culturel!

Voici pour vous d'autres photos...
<----- Frère et soeur à Marie-Jo

mardi 12 juin 2007

Bonjour à tous !

Les commentaires nous incitent à croire que vous suivez avec intérêt nos chroniques. Nous somme arrivés à la Picota dimanche et nous sommes mardi (la journée hebdomadaire de retour à la ville). Tout va bien jusqu'à présent dans les familles, quoique nous sommes encore en période d'ajustement. Débarquer comme ça, souvent dans une famille nombreuse ( par exemple, nous sommes 14 chez ''moi'') avec des moeurs différentes et de la nourriture différente n'est pas une mince affaire. Cependant, l'intégration se déroule bien parce que les gens sont vraiment aimables gentils et curieux. Ils font souvent d'énormes sacrifices pour loger et nourrir une bouche de plus.
Nous avons étés accueillis par une délégation de la Picota au Comedor (sorte de salle commune). On a été invités à danser dès le départ lors d'un chant traditionnel. La dame avec qui je dansais devait mesurer la moitié de moi. On a bien rit. Et puis nous sommes allés dans nos familles pour rencontrer tout le monde. Si certains de nous ont été plus casaniers (comme moi, qui aide mon ''père et mes ''frères'' à agrandir la maison (avec légitimité)), d'autres ont fait des activités à l'extérieur avec la famille ( Ex: Caro est allée au zoo d'Ayacucho avec sa famille, J-Gab a joué au soccer avec son frère et ses amis, Steph est allée à la croix de la Picota, etc.)

Voici, en vrac certaines observations sur nos hôtes (dans un soucis journalistique plein de respect)

-Beaucoup de pommes de terres et de riz dans l'alimentation. De toutes les variétés et à toutes les sauces. Les soupes repas sont aussi très fréquentes.

-J'avais peur pour les produits laitiers, mais le fromage est vraiment salé et le lait est plus souvent en poudre et utilisé dans les recettes. Je m'inquiète moins pour cela, bien qu'il faille rester vigilants.

-La lutte de la WWE est très populaire dans les foyer qui ont la télé (le mien et celui à Caro en tout cas)

-Beaucoup de jeunes ont un cellulaire !? Ils s'en vend à tous les coins de rue.
-Les fruits de la passion c'est vraiment bon.

-Il est une heure de plus chez vous

-J'ai l'impression, et je ne suis pas le seul, que les Péruviens ne vont jamais au toilettes et ne boivent jamais d'eau, alors que nous, les gringos, excellons à ces activités.

Je vous laisse avec quelques photos .

vendredi 8 juin 2007

Hola! Rimaykullayki!!

Nous voila a Ayacucho depuis maintenant 4 jours, 4 jours tres riches en experiences! Alice joue aux billes avec des enfants dans la rue, P-O se deguise en gringo, Karin et Caroline regardent des soap espagnols et se retrouvent au milieu d une fanfare, Jean-Gab se promene dans les bidonsvilles aux alentours, Steph se fait piquer par des bibittes inconnues et Marie-Jo dort pour nous tous! Et plusieurs d entre nous se sont mis a l etude intensive du Quetchua avec le receptioniste de l hotel (d ailleurs, rimaykullayki veut dire bonjour!).
Ayacucho est une ville fascinante. Apres notre premiere impression d emerveillement face a tout, c est la pollution et le bruit qui nous a frappe le plus. L air sent le diesel et on se mouche noir. Cependant, on a appris a connaitre les endroits moins pollues et nous passons la majorite du temps a ces endroits: le toit de l hotel, les rues en hauteur (vivement la Picota, l air est plus respirable!) et le parc de la place d armes.
Ayacucho est une ville de grosseur moyenne situee a 2700 m. En avion, on avait l impression d atterrir au milieu de nulle part, au sommet des montagnes. C est une region tres seche, tres aride, donc tres poussiereuse. Il y a peu de vegetation et le soleil frappe tres fort, etant donne que nous sommes au-dessus des nuages. D ailleurs, il y a beaucoup de cancers de la peau.

Pour imaginer l ambiance de la ville, imaginez un bruit de voiture et de klaxon permanent, des femmes amerindiennes (les "cholitas") en costumes traditionnels avec leurs enfants sur le dos qui vendent des choses sur la rue, les rues pleines de gens qui vont et viennent...la vie se passe beaucoup dans la rue. Peu de gens restent dans leurs maisons. De facon generale, les peruviens sont extremement gentils, polis, pas achalants du tout et interesses a nous. Souvent, ils engagent poliment la conversation et sont heureux de partager un peu de leur culture avec nous.

Anecdote sur le fait d engager la conversation: Caro et P-O ont decide de saluer en Quetchua des cholitas, et le resultat fut que les dames commencent a nous jaser en Quetchua, alors on est oblige de dire qu on ne parle pas Quetchua! Les gens trouvent ca un peu bizarre de saluer dans une langue, puis de ne pas continuer la conversation dans cette langue. C est vrai que c est contradictoire.
Cote bouffe, nous avons des bonnes et des mauvaises experiences. A l hotel, les dejeuners sont delicieux: pain, avocats ou marmelade, jus de fruit frais et mate de coca. En ville, on frequente les meilleurs restos pour ne pas etre malade, mais a peu pres tout le monde a eu des maux d estomac a un moment ou un autre. Le mal de l altitude a touche la moitie du groupe, on a tous des symptomes a divers degres.
Nous savons maintenant dans quelles familles nous allons habiter, mais nous ne les avons pas rencontre encore. Nous allons chez eux a partir de dimanche. Caro va dans une famille de 9 enfants, P-O, de 11 enfants, Steph va vivre avec une famille de 2-3 bebes, Alice va chez des profs, Marie-Jo, chez une madame qui tricote, Jean-Gab va chez une madame apparement tres petite et souriante, et Karin vit dans un palace chez le president de la communaute. Nous avons tous tres hate de ne plus rester en groupe de "gringo" pour se fondre dans la culture peruvienne, et de commencer le projet.
Sur ce, voici quelques photos, et le blog sera desormais mis a jour tous les mardis soir. Pasakuni! (au revoir en Quetchua)

Cireur de souliers







mardi 5 juin 2007

Arrivée au Pérou




Le grand jour du départ est arrivé. Ce jour était par ailleurs riche en péripéties de toutes sortes.

À l'aéroport Trudeau : Jean-Gab a sonné comme c'est pas possible aux portes des douanes à Montréal (à cause d'une canne de sirop d'érable). On a aussi vu Patrick Norman.

À l'aéroport Pearson de Toronto: nous sommes arrivés sans encombre, nous avons cependant perdu Alice et Jean-Gab pendant un bon moment alors que ces derniers avaient franchis une porte dont ils ne pouvaient revenir, ils étaient piégés dans les dédales des précautions aéroportuaires. La correspondance avait beaucoup de retard, nous avons quitté Toronto vers 21h50 au lieu de 19h05.

À l'aéroport de Lima : atterrissage vers 5h AM heure de Lima (il est une heure plus tôt qu'au Québec). Il était trop tard pour notre vol intérieur de 5h20 ... Nous avons fait le choix de prendre un vol avec une autre compagnie à 6h AM. Impressions de Lima : il y a beaucoup de brume et ça sent les fruits de mer (vraiment intense cette odeur). Désolé pour ce bref aperçu, c'est qu'on a vraiment couru à Lima.

Arrivée à Ayacucho vers les 8h du matin. Nous avons étés accueillis par Karin et des membres honoraires de la communauté de la Picota et d'Hatun Sacha ( l'organisme avec lequel nous allons travailler). Les gens sont super gentils et le dépaysement est total. L'architecture espagnole du 16 et 17e siècle y est omniprésente. Plus de détails concernant Ayacucho cette semaine... nous venons d'arriver et nous prendrons le temps de récupérer. Voici quelques photos !


jeudi 10 mai 2007

6 ième formation au Camp Mariste




Ouf ! Quelle étape accomplie ! Se tenait à Rawdon la fin de semaine du 27-29 avril la dernière formation pour notre groupe (ainsi que pour celui qui part en Bolive vers la mi-mai). Dans moins d'un mois, nous nous retrouverons en sol péruvien. La prochaine fois qu'on se reverra sera peut-être au moment de prendre l'avion...

Cette ultime formation fut également le théâtre de touchants adieus entre notre groupe et celui de Bolivie. On vous aime la Bolivie !

On m'informe que Jean-Gab et Yannick ont trouvé un arrangement pour la tuque si convoitée.

L'auteur de ces lignes, bien qu'il soit a demi-assommé par une fin de session accablante, est fébrile en tabarnouche. Celui ci compte d'ailleurs finir d'ajouter des photos dès qu'il a finit le CÉGEP.

Arrivée du Pérou dans nos vies : prévue pour le 4 juin.

mardi 13 mars 2007

5 ième formation au camp Mariste

En cette fin de semaine du 10-11 mars se tenait à Rawdon au camp Mariste une formation pour les groupes de Bolivie et du Pérou. Ce fut l'occasion pour nous d'approfondir nos connaissances relatives à nos stages. En effet, de plus en plus les formations se rapportent spécifiquement aux projets de stage, puisqu'au moment d'écrire ces lignes, nous quittons le Québec dans moins de 3 mois !
Nous avons d'ailleurs reçu nos billets d'avion, et pour certains, dont Yannick et Jean-Gab, il s'agissait de leur premier.

Notre groupe (qui part le 4 juin vers Lima, Pérou) a bénéficié de la présence de plusieurs formateurs (on peut même dire amis, maintenant). Éric Lafleur nous a présenté l'organisme écologique Hatun Sacha avec lequel nous allons travailler. Nous avons ensuite bénéficié d'une introduction à la langue quechua avec Mme Gumercinda Fernandez. Puis, Joaquin et Évelyne (vous m'excuserez pour l'orthographe des noms propres) nous ont renseignés davantage à propos de la cultura Ayacuchana y Peruana. Joaquin nous a fait quelques chansons d'Ayacucho tant en espagnol qu'en quechua avec sa guitare et son charango. On ne peut passer sous silence la présence très appréciée de Véro, stagiaire à la Picota à l'été 2006, qui nous a fait réaliser l'importance de l'économie sociale et de l'implication des stagiaires dans la communauté. Un gros merci à tout ce beau monde.

Sans l'ombre d'un doute, cette formation a également permis aux groupes de Bolivie et du Pérou de tisser des liens entre eux. Soulignons la saga de la tuque à Jean-Gab, dont Yannick ne voulait plus se séparer. Yannick nous a donné un cours sur «comment faire des colleux qui sont sentis». J'ai débouché un tuyau d'évier et suscité un torrent d'admiration. Bref, beaucoup d'émotions.

Voici quelques photos supplémentaires

Déjeuner
Bonne fête Alice !!!
Le groupe avec les formateurs
Jam du samedi soir
Caro qui dort en revenant vers Trois-Rivières
Rosi à la guitare
Jean-Gab avec la tuque à Yannick
Jean-Gab et Yannick
Péo, qui a beaucoup de plaisir à utiliser Photoshop

lundi 15 janvier 2007

4ième formation au Camp Mariste


Les 12-13-14 janvier derniers se tenait à Rawdon, au Camp Mariste, la quatrième fin de semaine de formation des groupes de stage du CRÉDIL. Le groupe une fois de plus pu bénéficier d'une pléthore d'informations de divers intervenants afin de mieux se préparer au départ et au stage. Entre autres, nous avons abordé lors de cette fin de semaine le choc culturel, les relations interculturelles et le dossier de la dette des pays majoritaires. Dans le but de solidifier l'esprit d'équipe, nous avons même joué au loup-garou en espagnol.